Décidément, le personnage qui préside aux destinées des USA reste fidèle à ce qu’il est: un triste sire. Cela lui plaît d’ailleurs, persuadé qu’il est le meilleur parmi les meilleurs.
L’humilité? Il ne sait même pas ce que c’est.

Si nous avions besoin d’une confirmation de cet état d’esprit, la désignation en 2025 et 2026, du prix Nobel de la Paix en serait l’exemple le plus parlant.
L’année dernière, au vu de ce qu’il présentait comme ses réussites personnelles à terminer des guerres, il clamait haut et fort qu’il aurait ce prix Nobel de la Paix et que lui seul méritait de l’avoir. Mais, comme il ne le méritait pas, il ne l’a pas eu.

En janvier 2026, au début de son mandat, il n’avait pas manqué de déclarer: “Puisque votre pays a décidé de ne pas me décerner le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à PLUS de huit guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix”.
Et d’avancer huit conflits dont certains étaient terminés depuis longtemps et d’autres toujours en cours.

Et cette année 2026, « bis repetita », il n’a pas reçu le prix Nobel de la Paix qui a été attribué à une juriste sur-africaine, ancienne Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Madame Navi Pillay.

Ne cachant pas sa colère, il a déclaré aussitôt:

Le prix Nobel a été décerné aujourd’hui à une personne libérale qui travaille aux Nations Unies et dont personne n’a jamais entendu parler.

Dans toutes les guerres que j’ai réglées, je n’ai jamais parlé aux Nations Unies. Elles ne m’ont été d’aucune aide. Les États-Unis d’Amérique, représentés par moi en tant que votre président, auraient dû recevoir le prix Nobel de la paix, mais ne l’ont pas fait.

Et c’est une tache indélébile sur le pays de la Norvège et ces personnes qui ont pris une décision aussi honteuse et embarrassante. Le prix Nobel de la paix a été à jamais discrédité par une poignée d’idéologues radicaux, anti-démocratiques et ennemis réels de la civilisation.« 

L’humilité? Pas son affaire…

Sur le plan politique, il a décidé, seul bien entendu, d’acheter 5 millions de tonnes de gas-oil à la Russie de V. Poutine. Dans l’espoir de faire baisser les prix à la pompe aux États-Unis.
Quant on sait que ce pays -les USA- est un des plus importants producteurs d’or noir au monde (14 millions de barils quotidiens), il y a de quoi quand même s’étonner et se poser des questions: les raffineries US sont-elles inefficaces?

Mais le questionnement d’importance se situe surtout sur le plan politique international: la Russie fait l’objet d’un embargo international sur son pétrole, décision importante pour priver Poutine d’argent pour financer sa guerre contre l’Ukraine.
Le président américain se félicite que cet achat fera baisser les prix dont bénéficieront «  les merveilleux agriculteurs  et  camionneurs  de mon pays. Ma plus grande priorité », écrit-il sur Truth Social.

La réalité de cette décision, me semble t-il, est toute autre. Les élections de mi-mandat du 3 novembre prochain ont de grandes chances d’être défavorables aux élus républicains. Certains sondages prévoient même une déroute. Mais soyons prudents, ce ne sont que des sondages. Donc,il s’agit pour lui de réagir en conséquence en achetant du gas-oil que le pays ne peut pas produire suffisamment.
La méthode est trop grossière pour que qui ce soit puisse se laisser piéger.

Le président américain, sous l’influence de son allié Netanyahou, a lancé une offensive contre l’Iran, affirmant qu’en quelques semaines, les mollahs au pouvoir se rendraient, faute d’armements et de soutien populaire.
Sauf que les mollahs iraniens ont résisté et continuent de résister. Et ont bloqué le détroit d’Ormuz, coupant ainsi l’approvisionnement en pétrole de l’Europe et de l’Asie, provoquant une hausse vertigineuse des cours.

Les économies du monde entier subissent de plein fouet cette crise pétrolière et les États-Unis en sont également les victimes et pas des moindres.

À la lumière de cette intervention militaire improvisée, de ses prétentions insensées à une reconnaissance internationale, tel le prix Nobel de la Paix, D. Trump apparait tel qu’il est: quelqu’un de velléitaire, d’un orgueil démesuré, menteur compulsif et totalement incompétent.

Triste sire, disais-je….


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